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Villa Minna Vineyard

 
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Saint-Cannat

Vignes et oliviers se succèdent indéfiniment. L’équinoxe printanier s’annonce doux et lumineux, à la faveur d’un soleil rayonnant venu célébrer le semestriel événement.

Le panneau “Villa Minna Vineyard”

arbore des couleurs chaudes, enfantines ; et pour cause : comme les étiquettes de chacune des bouteilles produites au domaine, il s’inspire de dessins réalisés par les filles de Jean-Paul Luc et Minna, son épouse.

Le terroir est qualitatif, je le pressens immédiatement en m’enfonçant dans le chemin de terre qui mène à la Villa ; ne me demandez pas pourquoi, c’est indéfinissable – et probablement un petit peu occulte.

L’accueil est féminin,

Margherita me reçoit affablement, sourire et accent italien venant ponctuer un discours professionnel et passionné. Puis Méryl, la fille des vignerons, me salue chaleureusement ; je ne rencontrerai pas d’homme aujourd’hui. Qu’à cela ne tienne : j’en suis fort aise. Et bien ! Buvons maintenant.

Les blancs de Villa Minna

sont sans pareil dans la région. De grande élégance ; délicats et mûrs, nez enjôleur. Fleurs d’amandier, pointe de genêt, infusion de verveine… La bouche est pourtant rafraîchissante, délicatement iodée. Une énergie stimulante et bienvenue ; est-ce la viticulture en bio qui instille à ce point cette fraîche vigueur ? Toujours est-il que peu importe le millésime : les vins blancs sont tendus autant que voluptueux, et tout à fait remarquables.

Les rouges 

aussi sont assez surprenants : l’acidité, marquée, les rend agréablement digestes, bien que riches et structurés. Le mourvèdre apporte sa virilité, le cabernet-sauvignon sa finesse, la syrah sa séduction ; dans un équilibre harmonieux et taillé pour la garde. La longue – et si rare – maturation en bouteille avant commercialisation, en serait-elle la bienfaisante fautive ? Juteux, concentrés, de grande gourmandise, les vins sont dangereusement faciles à boire… Mais qu’importe ? Comme je me plus licencieusement à le dire un jour à un  policier, lors d’un contrôle routier nocturne : “je suis sommelier, monsieur l’agent, je ne bois pas moi, je déguste !”.

Après une petite balade photographique du propriétaire, je m’en vais vers d’autres aventures, avec le sentiment d’avoir rencontré un grand de Provence…

Lien vers le site du domaine

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